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M. Hovington

M. Hovington (1ère partie)

Chronique no. 8

jeudi 31 mars 2022, par webmestre

Voulant reprendre la série de chroniques portant sur nos membres fondateurs, je veux aujourd’hui commencer à publier le récit de la création de l’APS tel que rapporté par M. Hovington lui-même. Il répondait , et cela dès le début de décembre 21, à une longue liste de questions que Mme Ross et moi-même lui avions envoyées au début de novembre. Outre la vitesse de sa réponse, vous serez sans doute frappés par la clarté de ses souvenirs et le ton toujours bienveillant de ses propos.
M. Hovington a déjà donné au moins 2 interviews sur le sujet : la première lors du 25 ième anniversaire de l’APS en l’an 2000 ( elle ne nous est pas encore parvenue) et l’autre à M. Simard en 2009. Ce dernier nous a déjà fait le plaisir de la partager.

Comme ce texte de Mr. Hovington est un peu long, j’ai cru bon de le reproduire en 2 parties pour ne pas trop taxer votre patience. Cette deuxième partie constituera la chronique no. 9.

Jacques Couture
1er avril 2022

Message d’origine de Paulin Hovington
Envoyé le 9 décembre 2021

Je suis arrivé à Southière en 1970 pour faire ma maîtrise en administration à l’université de Sherbrooke. Je suis tombé en amour avec la place, et je me suis implanté, dans un premier temps, sur l’avenue des Scouts avant d’acheter et rénover la maison du 255 avenue de Parc.

Sans vivre à plein temps à Southière, il faut rappeler que tous nos moments libres on y vivait là. Je connaissais la Plage Southière, mon beau-frère de l’époque Léo Marquis qui possédait un chalet sur l’avenue des Ormes. C’est au cours d’une visite que , informellement, nous avons appris par M. Théo Bélanger, échevin du Canton, ce qui se tramait à l’hôtel de ville. Une résolution portant sur le développement de la grande plage et de la petite plage devait être votée le lundi soir suivant.

Dès le samedi, une rencontre fût organisée à laquelle se sont présentés quelques 68 résidants. Agissant comme porte-parole au cours de cette réunion, nous jetions immédiatement les bases d’une association de propriétaires et un premier exécutif fût formé. En faisaient partie : Raymond Latulipe, Hercule Marcoux, Lucille Tanguay, Jacques Brisson, Gilles Grenier et Gilles Simard, si ma mémoire est fidèle. J’assumai immédiatement la présidence et les autres fonctions furent distribuées au sein de ce groupe.

Forts de cet appui, nous avons assisté à la réunion du conseil de ville le lundi. Le débat entre M. Southière et moi accapara la totalité de la réunion. Les échevins et le maire furent invités par M. Southière à appuyer le projet de développement. Fort de nos membres présents de l’association, nous avons réussi à influencer l’ensemble du conseil qui n’a pas voté cette résolution au cours de l’assemblée.

Nous avons célébré, L’exécutif provisoire et moi , notre victoire à la résidence de Charles Couture et d’autres membres de notre association se sont joint à nous. ( Vous trouverez dans les minutes de l’association , les noms des membres du premier exécutif.)
Le rôle de M. Bélanger a été de nous informer de la possibilité d’une résolution ce lundi. Cette information fût capitale.

Très tôt le lendemain matin de retour à Montréal, Charles Couture m’informe que le notaire dressait des piquets sur les deux plages, délimitant les terrains mentionnés dans les résolutions de la veille. Ces terrains avaient été promis à certains citoyens de la plage qui eux demeurèrent cois pendant ces tractations. Aussitôt averti, j’ai contacté le notaire Southière pour fixer une rencontre le même jour.

La grogne que ce projet avait suscitée et le regroupement rapide des futurs actionnaires de l’association naissante sonnèrent fort probablement le glas de ce projet.

Fin de la première partie.