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Yves Trudeau : connaissez-vous ?

Chronique no.23

vendredi 16 décembre 2022, par webmestre

Yves Trudeau : connaissez-vous ?

En exergue , une autre grande chanson :« Vous qui passez sans me voir » Jean Sablon (1936)

Voulant discrètement m’avancer un peu plus loin dans cet environnement de « bohème » auquel j’ai fait allusion dans ma chronique précédente, je voudrais vous convier maintenant à rencontrer successivement trois grands artistes qui ont passé plusieurs années parmi nous.

Le premier et sans doute le plus grand est Yves Trudeau sculpteur ( 1930-2017).

Situons le d’abord dans le temps. Il fut attiré par Gilles Lefèvre pour enseigner. En effet, il faut se rappeler qu’à Orford ,dans la deuxième partie du mois d’août, les musiciens se retiraient du camp dit « de musique » pour laisser la place aux artistes en arts plastiques pour qu’ils puissent, eux aussi , donner des cours de formation. Ce camp était appelé « camp des arts » il ne faut pas se surprendre de ce jumelage. Dans les années 50 le monde artistique était en ébullition au Québec.

Pour augmenter leur force, les membres des diverses colonies artistiques se regroupaient pour être plus performants. Trudeau passait ses étés à Southière. Ce fut sans doute un des facteurs qui l’ont aidé à doter l’Estrie de plusieurs œuvres dont certaines assez importantes.

En voici la liste. Cette liste n’inclut pas les oeuvres des collections privées.

Je ne détaillerai aussi que la première.

  • A ) VIVACE ( 1959-1961)
    Il faut lire « VIVACÉ » , le tempo musical.
    Elle est installée devant la salle de concert d’Orford Musique.
    Cette sculpture est son œuvre la plus connue.
    Elle s’inscrit dans sa toute première période de production étiquetée du nom de « figurative »
    Durant cette période ,Trudeau a souvent représenté des musiciens jouant intensément de leur instrument qui lui était souvent complètement fusionné avec le corps du musicien.
  • B) LA FAMILLE (1962 ) Très belle ! Faculté de l’éducation
    Université de Sherbrooke
  • C) VIE INTÉRIEURE ( 1966 )
    Centre Notre-Dame de l’Enfant
    Sherbrooke
  • D) RELIEF (1968)
    Hôpital de Fleurimont
  • E) MUR FERMÉ ET OUVERT NO.16 (1971)
    Bibliothèque de Coaticook
  • F) Je veux vous cacher aujourd’hui l’identité de cette dernière. Elle a eu un destin si inimaginable qu’elle fera , à elle seule, l’objet d’une future chronique.

Jeune étudiant, j’ai eu la chance de rencontrer M, Trudeau quelques fois et à Outremont et à Southière J’étais très impressionné par son humilité malgré sa grande réputation. Il m’a aussi confié un petit secret : il n’a jamais suivi de cours de sculpture. Il disait qu’il qu’il avait appris à « regarder » et à « modeler » seul.

Je ne voudrais pas terminer sans rappeler ma chanson du début qui pourrait se lire un peu différemment dans les circonstances. Je dirais maintenant mais non péjorativement : « Vous qui passiez sans les voir »

J’espère en effet, que cette chronique, vous aidera à retracer ces œuvres et à les apprécier .

Jacques Couture